mercredi 30 avril 2008

Organisme Génétiquement Meilleur


Sans vouloir jouer l'emmerdeur, je ne suis pas vraiment contre les OGM. Si on reprend la dénomination première, OGM cela veut dire Organisme Génétiquement Modifié. Dans "Organisme" on entend évidemment parler des végétaux chers à Monsieur Bové mais il y a aussi les animaux, les micro organismes, les virus, les bactéries, les cellules animales, humaines et bon nombres d'autres domaines où l'on peut modifier les codes génétiques pour améliorer la vie des gens, des animaux, de la planète !
Tout n'est pas mauvais dans les OGM, ce sont des techniques nouvelles qu'il faut évidemment encadrer, étudier et utiliser sans visions exclusivement mercantiles ou vicieuses. Bon nombre de techniques scientifiques ont apporté des avancées incroyables pour notre santé, notre vie de tous les jours mais aussi des dérives bien évidemment : les OGM en font partie et il ne faut pas nous cantonner à ce que veux bien nous en dire, encore une fois, José Bové. Il n'est pas la seule voix au monde capable de parler des OGM. Des milliers de personnes travaillent sur ces techniques et essayent d'en tirer le meilleur bénéfice pour le plus grand nombre. Laissons les travailler et ne les condamnons pas avant de savoir. Ce n'est pas en dévastant des serres de recherche à Montpellier et en mettant en l'air 5 ans d'étude sur le riz transgénique qu'on peut savoir si il est bon ou pas pour l'environnement. Par exemple il est aussi réducteur et démagogique de faire croire que les graines génétiquement modifiées affament les populations. En effet depuis des dizaines d'années les semences utilisées dans l'agriculture moderne occidentale sont des hybrides non génétiquement modifiés, parfaitement sélectionnées pour donner le meilleur rendement possible d'une espèce donnée. Aucun agriculteur au monde ne replante ses propres semences : chaque année il rachète des semences pour avoir la meilleure qualité, car un hybride replanté donnera une récolte inégale et fort peu rentable. Alors ne crachons pas sur des variétés qui ont une gène terminator empêchant de les replanter, cela fait belle lurette que personne ne replante ses propres semences. Il n'y a qu'un seul type d'agriculture qui demande des semences réutilisables, c'est l'agriculture qui permet à une grande quantité de gens pauvres, démunis et qui n'ont que leur récolte pour se nourrir, de re semer le fruit de leur travail. Il est évident que dans ce cas là, la mise a disposition de semences "naturelles" est une nécessité pour ne pas rompre une certaine chaîne alimentaire. Mais les deux types de semences doivent pouvoir cohabiter car elle ne répondent pas au même besoin. D'autant plus en cette période de pénurie alimentaire : il est préférable que les agriculteurs occidentaux cultivent des céréales de qualités, à haut rendement, achetées chez des sélectionneurs qui maîtrisent leur sujet, pour répondre au mieux au marché alimentaire international, avec une augmentation des tonnes de céréales produites.
Autre réflexion concernant Môssieur Bové : comment peut il se revendiquer "éleveur de brebis" dans le Larzac et passer son temps sur les plateaux télé, aux sommets alter mondialistes internationaux, en grève de la faim à Paris, en campagne présidentielle et même, à une certaine période, en Palestine pour soutenir Yasser Arafat !! Ses brebis doivent être génétiquement modifiée pour se passer si longtemps de leur patron !
Et puis José, si demain on modifie génétiquement le virus du Sida ou de l'hépatite C et qu'il devient inactif, est ce qu'on ne le fait pas parce que c'est un OGM ? Si on guéri un leucémique de la même façon, on ne continue pas ? Si on ne passe plus un seul pesticide dans un champ parce qu'on plante une variété qui se défend seule, est ce que c'est moins bien ??

1 commentaire:

Dani a dit…

Les problèmes avec les OGM sont les suivants:
- les graines vendus par les multinationales sont stériles, d'où un la nécessité de racheter des graines lors de chaques semances;
- le fait d'altérer les gênes des plantes créent des anomalies génétiques chez les animaux qui les mangent (exemple: maladie de la vache folle dans les années 90), ces mêmes animaux qui se retrouvent dans nos assiettes;
- le fait qu'un humain mange des aliments ayant des anomalies génétiques de façon répétitive est très dangereux.
En effet les enquêteurs du USFDA avaient dénoncé les risques, mais parmi leurs supérieurs se trouvaient d'anciens employés de Monsanto qui ont réussi à étouffer "l'affaire" afin que ce ministère autorise la vente d'OGM...
Dernièrement, le biologiste français Gilles-Eric Séralini a publié un article qui démontre que l'un des types d'OGM de maïs auparavent cultivé en Europe favorisait les cancers chez le consommateurs.